Quand Rodin visite le Giennois
Le musée Rodin, à Paris, s'est délocalisé pour faire découvrir ses œuvres aux habitants de la communauté des communes Giennoises (Loiret, 11 communes, 24 762 habitants).

Par exemple, le musée d’Orsay a prêté des œuvres à plusieurs musées départementaux de Seine-et-Marne. Le musée Rodin, établissement public national, a imaginé le Studio Rodin, une exposition de reproductions de sculptures réalisées à partir des moules originaux d’Auguste Rodin, vouées à être dupliquées et cédées à des collectivités territoriales.
La communauté des communes (CC) Giennoises est le premier territoire à bénéficier de l’expérience, le Studio Rodin ayant fait l’objet d’une exposition itinérante dans les communes tout au long de 2025.
Aller vers tous les publics
« J’étais déjà en relation avec le musée Rodin via la Micro-Folie (musée numérique qui donne accès à un catalogue international) qui rencontre par ailleurs un vrai succès à Gien. La qualité de cette relation a fait – je l’analyse ainsi – que la direction du musée nous a fait cette incroyable proposition d’accueillir le Studio Rodin. Ce partenariat s’inscrit dans notre volonté de faciliter l’accès à la culture à tous », retrace Francis Cammal, maire de Gien (13 431 habitants) et président de la communauté des communes Giennoises.
« Nous avions cette envie “d’aller vers” depuis longtemps, de gagner de nouveaux publics. La rencontre avec Francis Cammal nous a permis de concrétiser ce projet. Nous avions le partenaire avant même d’avoir conçu l’exposition ! », confirme en écho Amélie Simier, conservatrice générale du patrimoine, spécialiste de la sculpture du XIXe et XXe siècles, et directrice du musée Rodin, à Paris.
Un an de conception seulement, courant 2024, avec une équipe pluridisciplinaire de scénographes et de graphistes, a suffi à faire naître le Studio Rodin, composé de sept îlots thématiques regroupant des reproductions en résine, tirées à partir des moules originaux d’œuvres d’Auguste Rodin, et quelques-uns de Camille Claudel.
« Nous avons reçu des agents du service culturel de la commune de Gien pour les aider à s’approprier le Studio et nous avons imaginé ensemble les outils de médiation afin de présenter l’exposition à la population », précise la directrice du musée Rodin.
Dispositif itinérant
Le Studio Rodin a été installé pour la première fois, fin 2024, à l’espace culturel de Gien, avant de se déplacer selon les demandes des communes de l’EPCI, d’hôpitaux, d’écoles ou d’acteurs privés. «L’exposition a été montée dans un camping cet été, c’est une très belle satisfaction ! Les visiteurs repartent curieux d’en savoir davantage sur Rodin. Notre objectif est atteint », s’enthousiasme Amélie Simier.
« Le carnet des demandes court sur plusieurs années. Nous allons essayer de privilégier l’accès à la culture pour les publics dits empêchés, comme dans des Ehpad ou des instituts médico-éducatifs (IME). Je tiens à ce que cette exposition atteigne le maximum de personnes. Quand je l’ai découverte, j’ai été ébloui », se réjouit, de son côté, Francis Cammal. L’élu espère aussi que des écoles pourront organiser des visites du musée Rodin à Paris et, ainsi, «boucler la boucle ».
L’opportunité que constitue cette exposition se double d’une opportunité financière : le Studio Rodin a été cédé gracieusement à la CC Giennoises qui en devient propriétaire, le budget d’environ 477 000 e ayant été entièrement supporté par des mécènes privés. Le musée conçoit déjà un second jeu de sculptures qui sera offert à une nouvelle collectivité, pas encore choisie, cette fois-ci en Bourgogne. «Le retour d’expérience des agents et de la CC Giennoises nous a permis d’améliorer le concept, notamment sur la logistique de son itinérance », précise la directrice du musée.
Cet article a été publié dans l'édition :
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