Il s’agit de trouver les capacités à faire face aux crises, à adapter les territoires aux transitions (par exemple, la digitalisation, le numérique…) et aux urgences (climatiques, sociales). Mais il n’y a pas une seule approche. Il nous faut donc concilier plusieurs angles pour apporter des réponses opérationnelles et pragmatiques, tout en gardant l’humain au centre de l’écosystème.
L’intelligence artificielle sera l’autre fil conducteur de ces deux jours pour voir quels en sont les enjeux, pourquoi il ne faut pas en avoir peur, comment on peut l’utiliser, à condition d’avoir une éthique et de ne pas faire sans l’humain.
Des métiers vont disparaître, d’autres vont évoluer. Nous devons avoir une approche systémique et aborder le sujet, là encore, sous plusieurs angles, car il nous faut croiser les éléments pour éviter d’avoir des effets induits négatifs auxquels nous n’aurions pas pensé. Mais nous devons prendre l’outil en main, à condition d’être clairs : le but n’est pas que l’intelligence artificielle fasse à notre place ; il s’agit plutôt de recentrer l’action sur la valeur humaine et sur sa valeur ajoutée.
Les travaux préparatoires ont permis de donner de la visibilité à ces postes. Les élus se sont impliqués. De nombreuses formations, initiatives, réseaux pour soutenir ces agents ont été proposés. Par exemple, la région Pays de la Loire avec les cinq centres de gestion (dont le CDG44 où je suis directrice générale des services) et le CNFPT sont en train de mettre en place une formation certifiante pour les demandeurs d’emploi. Mais pour le moment, nous n’avons pas d’indicateur concernant les effets de la loi sur les recrutements et l’attractivité.
Les débats préalables à la loi du 30 décembre 2023 ont bien rappelé la différence. Il n’y a pas de fonctionnalité pour les secrétaires généraux de mairie, les DGS sont sur des emplois fonctionnels, par détachement. Cela signifie qu’un maire peut se séparer du DGS quand il veut, pour perte de confiance. Il ne peut pas agir ainsi avec un secrétaire général de mairie. Les périmètres de responsabilités sont différents. Nous militons pour que l’emploi fonctionnel ne soit pas minoré.
Nous avons débattu avec Christian Vigouroux, dans le cadre de sa mission sur la responsabilité pénale des décideurs publics [mise en place au printemps par le chef de l’État, ndlr], et sur ce que cela signifie. Nous verrons ce que cette mission donnera. Une clarification des périmètres de responsabilités des DGS, comme ceux des secrétaires généraux de mairie, ne nuirait pas et faciliterait l’exercice des mandats locaux.
Les Assises abordent les politiques publiques, la gestion des territoires, les perspectives des collectivités, l’exercice des responsabilités. Les thématiques concernent tous les dirigeants des territoires : élus, cadres, agents. Les élus sont donc les bienvenus car nous avons intérêt à nous croiser davantage lors de rencontres de ce type. Ils ont la légitimité et les administrations ont besoin d’eux ! Nous devons pouvoir travailler ensemble.
Il nous faut multiplier ces temps d’échanges. Cela existe déjà dans les congrès régionaux du SNDGCT. Les élus locaux y participent car ils trouvent leur intérêt. L’idée est de reproduire ces échanges au niveau de rencontres nationales. Nous serons d’ailleurs présents au Salon des maires et des collectivités locales, du 19 au 21 novembre 2024, à Paris.
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