« Tout démarre en septembre 2015 : je vois la photo de l’enfant syrien mort sur une plage turque et me dis qu’on ne peut rester les bras ballants. C’est un devoir d’accueillir des personnes qui fuient leur pays. J’en parle au conseil municipal et je lui dis que nous hébergerions quoi, “deux-trois familles” de migrants ? Je reçois son accord. Nous détenons un château avec, à côté, des dortoirs et une cantine : il a accueilli des colonies, des mariages.
Je signale notre bonne volonté au préfet, j’obtiens une molle réponse quand, un mois plus tard, ça s’accélère. Le démantèlement de la “ jungle” de Calais nous rend intéressants, mais “100” migrants nous seraient adressés. Ouh là là ! J’en réfère à chaque conseiller. À nouveau je suis suivi. Je donne ...