Les indemnités de fonction de ces élus sont assujetties, dès le premier euro, aux cotisations de Sécurité sociale dès que le montant total brut des indemnités perçues dépasse la moitié du plafond de la Sécurité sociale (art. D.382-34 du Code de la Sécurité sociale), soit 1 932 euros/mois en 2024. Sont prises en compte dans ce calcul toutes les indemnités de fonction perçues au titre des différents mandats concernés.
En cas de hausse des indemnités en cours d’année, les cotisations sont prélevées à partir du mois de l’augmentation, dès que le montant total des indemnités perçues dépasse la moitié du plafond annuel de la Sécurité sociale. Les cotisations sociales s’appliquent alors sur l’ensemble des indemnités perçues durant l’année. Cette situation justifie d’opérer une régularisation en fin d’année.
Attention : en application de la loi du 14 avril 2023, depuis le 1er septembre 2023, les élus locaux en activité professionnelle ou au chômage dont les indemnités sont inférieures à la moitié du plafond de la Sécurité sociale (1 932 euros/mois en 2024) peuvent désormais, à leur demande et sans délibération préalable du conseil municipal, cotiser à la Sécurité sociale.
Le décret n° 2023-838 du 30 août 2023 précise la procédure à suivre. Pour la collectivité, ce choix entraînera des cotisations (note de l’AMF).
Les indemnités des élus salariés ou fonctionnaires en disponibilité ayant choisi de suspendre leur activité professionnelle pour se consacrer à leur(s) mandat(s) sont assujetties aux cotisations sociales. Et ce, quel que soit leur montant.
En cas de cumul de plusieurs mandats indemnisés, l’assiette de calcul des cotisations est composée du montant total des indemnités perçues. Les fonctionnaires placés en position de détachement pour se consacrer à leur mandat restent soumis à leur régime spécial.
Selon la loi, leur employeur d’origine (administration, collectivité ou EPCI) reste redevable des cotisations patronales sur l’assurance maladie, la maternité, l’invalidité, le décès et les allocations familiales. Sur le risque vieillesse, le fonctionnaire en détachement demeure soumis à son régime spécial de retraite.
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